Forages dans l’Arctique : des ONG portent plainte contre la Norvège.

Forages dans l’Arctique: des ONG portent plainte contre la Norvège

Publié le :19/10/2016
 
Selon Greenpeace, l’un des deux plaignants, c’est la première fois qu’une plainte contre un État s’appuie sur l’Accord de Paris sur le climat mais aussi sur une disposition de la Constitution modifiée en 2014 qui garantit le droit à un environnement sain.
© AFP FRED TANNEAU

Oslo (AFP) – Des organisations de défense de l’environnement ont porté plainte contre la Norvège pour protester contre l’autorisation de la prospection pétrolière dans les eaux arctiques de la mer de Barents qui, selon elles, enfreignent l’Accord de Paris.

Selon Greenpeace, l’un des deux plaignants, c’est la première fois qu’une plainte contre un État s’appuie sur l’Accord de Paris sur le climat qui doit entrer en vigueur en novembre mais aussi sur une disposition de la Constitution modifiée en 2014 qui garantit le droit à un environnement sain.

« Ce sera la population contre le pétrole de l’Arctique », a déclaré Ingrid Skjoldvaer, porte-parole de Natur og Ungdom, l’autre plaignant, dans un communiqué conjoint.

La Norvège, dont les revenus pétroliers périclitent, avait en mai attribué dix licences (couvrant au total 40 blocs) à 13 groupes pétroliers, parmi lesquels le champion national Statoil, les américains Chevron et ConocoPhillips, l’allemand DEA, le japonais Idemitsu, le suédois Lundin, l’autrichien OMV et le russe Lukoil.

Les deux ONG réclament l’annulation de ces concessions.

« L’État considère que l’attribution de nouvelles licences de production (…) satisfait les exigences résultant du paragraphe 112 de la Constitution et que la validité des concessions ne peut donc pas être attaquée sur cette base », a réagi Ole Berthelsen, un porte-parole du ministère du Pétrole et de l’Énergie.

Trois de ces licences, les plus âprement contestées, sont situées dans une région maritime frontalière jusque-là totalement inexplorée que la Norvège et la Russie se sont longtemps disputée, jusqu’à la conclusion d’un accord en 2010.

L’une de ces zones est la plus septentrionale jamais ouverte à la prospection par la Norvège, et les ONG s’inquiètent de sa proximité avec les limites –elles aussi débattues– de la banquise.

La Norvège a été l’un des premiers pays à ratifier l’Accord de Paris qui a pour ambition de limiter en dessous de 2°C, voire à 1,5°C, la hausse du thermomètre mondial par rapport au niveau pré-industriel, sous peine de conséquences ingérables, rappellent les deux ONG.

Responsable de Greenpeace Norvège, Truls Gulowsen a accusé l’État d’ »hypocrisie ».

« La Constitution oblige l’État a garantir un environnement sain, et la définition d’un environnement sain est liée aux engagements de l’Accord de Paris », a-t-il dit à l’AFP.

Libres de glace grâce au Gulf Stream, les eaux ouvertes à la prospection, en particulier celles proches de la Russie, sont jugées prometteuses par l’industrie pétrolière alors que la production d’or noir ne cesse de décliner depuis le pic atteint en 2000.

© AFP

#Démocratie L’État intimide les communes qui refusent le compteur « intelligent » #Linky

EcoloJedi - Jedi de l'écologie

C’est la deuxième commune en France à être condamnée en justice pour son opposition aux compteurs d’électricité Linky, ces compteurs « intelligents » qui peuvent communiquer en direct à Enedis (ex ErDF) votre consommation et vos usages. Montferrand-du-Périgord, un village de 160 habitants en Dordogne, a voté le 6 avril dernier en conseil municipal une délibération refusant l’installation de ces compteurs sur la commune. Les élus avancent plusieurs risques – « augmentation des factures », « piratage aisé », (…)
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Le marché Ivoirien de l’artisanat se tiendra du 16 au 25 septembre 2016 à Abidjan

tanguiss

Le Marché Ivoirien de l’Artisanat (MIVA) se tiendra du 16 au 25 septembre 2016 au Palais de la Culture de Treichville.  Il sera l’occasion de valoriser le secteur de l’artisanat qui regorge d’immenses potentialités notamment dans la valorisation de produits locaux et la création d’emplois. Découvrons ce qu’est le MIVA.

Le Marché Ivoirien de l’Artisanat Ivoirien (MIVA)

A l’initiative du Gouvernement de Côte d’Ivoire, le MIVA se veut être le premier marché africain célébrant les artisans lauréats du continent africain et d’ailleurs, à travers une plateforme d’expression culturelle, d’innovation, de savoir-faire, de rencontres entre acheteurs professionnels, artisans, experts consultants et partenaires au développement.

Après le succès de la première édition du MIVA, organisée par la Direction Générale de l’Artisanat, de la Compétitivité et du Développement des PME en collaboration avec le Fonds d’Appui à la Promotion de l’Artisanat (FAPA), qui s’est déroulée du vendredi 04 au jeudi 10 octobre 2013 à Abidjan sous le…

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Le marché Ivoirien de l’artisanat se tiendra du 16 au 25 septembre 2016 à Abidjan

Le Marché Ivoirien de l’Artisanat (MIVA) se tiendra du 16 au 25 septembre 2016 au Palais de la Culture de Treichville.  Il sera l’occasion de valoriser le secteur de l’artisanat qui regorge d’immenses potentialités notamment dans la valorisation de produits locaux et la création d’emplois. Découvrons ce qu’est le MIVA.

Le Marché Ivoirien de l’Artisanat Ivoirien (MIVA)

A l’initiative du Gouvernement de Côte d’Ivoire, le MIVA se veut être le premier marché africain célébrant les artisans lauréats du continent africain et d’ailleurs, à travers une plateforme d’expression culturelle, d’innovation, de savoir-faire, de rencontres entre acheteurs professionnels, artisans, experts consultants et partenaires au développement.

Après le succès de la première édition du MIVA, organisée par la Direction Générale de l’Artisanat, de la Compétitivité et du Développement des PME en collaboration avec le Fonds d’Appui à la Promotion de l’Artisanat (FAPA), qui s’est déroulée du vendredi 04 au jeudi 10 octobre 2013 à Abidjan sous le thème: “Promotion de l’Innovation et de l’Excellence des Produits de l’Artisanat Africain”, la deuxième édition se tiendra du vendredi 16 au dimanche 25 septembre 2016 à Abidjan sous le thème : “Artisanat Africain et Emergence” et avec le Maroc comme invité spécial.

Ainsi, sont attendus à cette édition :

20 pays africains et d’autres pays Européens, Asiatiques et Orientaux ;600 exposants ;70 lauréats ;20 experts-consultants et acheteurs professionnels;50 000 visiteurs.

Les innovations de la deuxième édition du MIVA 

Au cours de cette deuxième édition, deux (2) innovations majeures sont prévues. Il s’agit :

du Concours de la « Région Phare » de la Côte d’Ivoire en matière de promotion et de soutien aux artisans de la région concernée : je pense que ce concours a pour objectif de valoriser le savoir – faire local tout en mettant en compétition les régions en vue de favoriser la création de valeur dans le secteur de l’artisanat qui concerne 40% de la population active avec une contribution de 12% dans le PIB national.de la deuxième édition du Championnat de Côte d’Ivoire du Chocolat : ce concours est important dans la stratégie de la Côte d’Ivoire d’industrialiser le secteur agricole. La Côte d’Ivoire, terre de cacao, étant le premier producteur mondial de cacao se doit de développer la transformation au niveau local du cacao en chocolat. Ce concours permet donc de découvrir des talents et de les encourager au niveau national et international.

Les activités qui seront proposés durant le MIVA 2016  

Durant le MIVA 2016 vous aurez le loisir de découvrir différentes activités telles que :

Exposition des produits de l’artisanatJournées scientifiques basées sur des thèmes relatifs à la promotion et au développement du secteur de l’artisanatAtelier de renforcement de capacité des artisansRencontres, échanges et partenariats (B to B)Journées des pays invitésAnimations culturelles et défilés de modeConcours de la “Région Phare”Championnat du chocolat de Côte d’IvoireRemise de prix, remise d’attestation de participationSoirée Gala

Vous avez maintenant les grandes lignes de la deuxième édition Marché Ivoirien de l’Artisanat (MIVA) qui se tiendra du 16 au 25 septembre 2016 au Palais de la Culture de Treichville à Abidjan.

Pour tout savoir rendez vous sur leSite Internet ou sur la Page Facebook

Sénégal : les 1000 hectares de la colère à Diokoul

tanguiss

(Agence Ecofin)
– Les 1000 hectares (ha) de terres agricoles octroyés par les autorités municipales de Diokoul à la société Senegindia pour la production de pommes de terre indignent les producteurs locaux qui y voient une spoliation de leurs terres. Afin de se faire entendre, plusieurs centaines d’entre eux ont organisé jeudi dernier une manifestation.

« Les champs que vous voyez là, ce sont les champs de nos grands-pères, nos pères, même nos fils ! On gagne notre vie dans ces champs-là ! Pourquoi ils veulent les prendre de force ? On ne va pas les laisser faire ! », confie l’un des manifestants à RFI tandis qu’un autre crie toute son amertume : « Nous n’avons pas de terre suffisante pour cultiver. Les Indiens sont venus ici pour les accaparer, nous ne l’acceptons pas, jamais ».

Si les populations de Diokoul sont aussi remontées contre cette attribution, c’est parce qu’elles estiment perdre des…

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Sénégal : les 1000 hectares de la colère à Diokoul

(Agence Ecofin)
– Les 1000 hectares (ha) de terres agricoles octroyés par les autorités municipales de Diokoul à la société Senegindia pour la production de pommes de terre indignent les producteurs locaux qui y voient une spoliation de leurs terres. Afin de se faire entendre, plusieurs centaines d’entre eux ont organisé jeudi dernier une manifestation.

« Les champs que vous voyez là, ce sont les champs de nos grands-pères, nos pères, même nos fils ! On gagne notre vie dans ces champs-là ! Pourquoi ils veulent les prendre de force ? On ne va pas les laisser faire ! », confie l’un des manifestants à RFI tandis qu’un autre crie toute son amertume : « Nous n’avons pas de terre suffisante pour cultiver. Les Indiens sont venus ici pour les accaparer, nous ne l’acceptons pas, jamais ».

Si les populations de Diokoul sont aussi remontées contre cette attribution, c’est parce qu’elles estiment perdre des surfaces agricoles déjà insuffisantes pour couvrir leurs besoins alimentaires et leur exploitation économique. Des craintes que le maire, Cheikh Sadibou Diack , juge infondées. « Près de 2500 emplois devraient être créés.La terre est là. On ne l’utilise pas. Autant la donner maintenant. Ceux qui avaient aujourd’hui la chance de travailler sur cette terre-là, on leur donne d’autres terres ailleurs. Et tout le monde s’y retrouve », s’est-il justifié.

Insuffisant comme garantie, répliquent les producteurs. Le président du collectif qui porte leurs doléances, Moustapha Ba, directeur d’école à la retraite et ancien Président de la Communauté rurale de Diokoul Diawrigne, demeure catégorique : « ce que nous demandons à l’Etat c’est que l’on annule les actes qui ont été pris et qu’on recommence le processus. C’est ça que nous voulons ». Il a d’ailleurs écrit à cette fin une lettre ouverte au président de la République Macky Sall pour l’inciter à« étouffer le feu qui couve avant que ne brûle les champs ».

Souha Touré                                                                     
Source:http://agenceecofin

Une étude quantifie la contribution du Pacifique aux variations climatiques.

Une étude publiée dans Nature Climate Change dévoile une nouvelle méthode permettant de préciser le rôle de l’IPO, une oscillation naturelle de long terme qui concerne le Pacifique mais affecte aussi les températures à l’échelle du globe.  Meehl et al. montre que l’IPO a eu impact majeur lors de phases positives (1910-1941 et 1971-1995) contribuant à plus de 70% à l’écart entre les modèles et les observations. Lors de la phase négative à partir de la fin des années 90, environ 27% de la différence entre les modèles et les observations aurait été due à l’IPO. Cela signifie que d’autres facteurs ont joué lors de la pause climatique des années 2000, peut-être des modes de variabilité situés en dehors du Pacifique et/ou des éruptions volcaniques sous-estimées.

L’Oscillation interdécennale du Pacifique (Interdecadal Pacific Oscillation ou IPO) est un mode majeur de variabilité naturelle dans le Pacifique. Elle comporte une phase positive qui favorise des températures élevées à la surface du Pacifique, et une phase négative, qui promeut des périodes de refroidissement. C’est un phénomène dont les caractéristiques sont similaires à celles d’El Niño ou de l’Oscillation décennale du Pacifique (PDO), à ceci près qu’elle s’exerce sur une échelle d’une quinzaine d’années contre quelques mois pour El Niño, et qu’elle concerne une zone plus grande que la PDO.

Phase positive de l’oscillation interdécennale du Pacifique (IPO). Source : NOAA.

Dans une phase négative, l’IPO a contribué de manière significative au ralentissement du réchauffement climatique dans les années 2000. Son retour vers une phase positive, s’il se confirme, devrait à l’inverse conduire à une accélération du réchauffement climatique dans les années à venir.Une étude de Meehl et al. publiée dans Nature Climate Change montre que le réchauffement pourrait excéder temporairement les valeurs annoncées par les modèles dans les prochaines années. L’événement El Niño a peut-être provoqué cette transition vers une période de réchauffement accéléré. Les températures record relevées ces derniers mois ne seraient ainsi pas l’apogée d’une période chaude, mais son début. Notons que La Niña va sans doute tempérer provisoirement cette phase chaude en cours d’émergence dans le Pacifique.

Comme El Niño, l’IPO a une grande influence sur le climat mondial mais son impact est difficile à évaluer précisément car elle se mêle à d’autres facteurs de variabilité naturelle et au forçage externe lié aux gaz à effet de serre ou aux aérosols. En outre, lors des phases négatives et positives, on a pu constater un écart entre la température globale prévue par les modèles et les observations. D’où la question : comment quantifier le rôle de l’IPO dans les écarts entre modèles et observations ?

Des études ont déjà par le passé tenté d’identifier les facteurs déterminant les variations climatiques afin de distinguer la part de variabilité interne des forçages externes comme les gaz à effet de serre. L’une de ces méthodes consistait simplement à soustraire des observations les températures simulées par les modèles, le résidu étant censé représenter la part de fluctuation interne du climat. Une autre approche pour simuler l’effet de l’IPO a consisté à introduire dans un modèle les températures de surface de la mer observées lors de ces oscillations du Pacifique. Cette dernière technique a permis de répliquer de manière satisfaisante l’évolution effective des températures, notamment lors de la pause climatique des années 2000. Le problème est qu’il n’était pas possible de déterminer si les températures de surface de la mer étaient le fait de l’IPO ou d’autres forçages.

Meehl et al. a utilisé une nouvelle méthode pour expliciter le rôle des variations du Pacifique. Plutôt que de chercher à calculer le résidu de la variabilité interne du climat, les chercheurs ont tenté de déterminer l’évolution des températures de surface de la mer associées à l’IPO grâce à des simulations tirées d’un modèle, le CCSM4. Les 1100 dernières années ont ainsi pu être étudiées. A partir de cette base, ils ont ensuite pu calculer l’impact sur les températures mondiales depuis le début du 20è siècle. Trois types de tendances ont ainsi pu être comparées :

Les températures réellement observéesLes températures calculées par les modèlesLes températures recalculées avec l’IPO

Evolution de la température mondiale depuis 1880. Source : NASA.

Pour la période chaude 1910-1940, les observations (+0,13°C par décade en moyenne) montrent un réchauffement plus important qu’avec les modèles (+0,06°C en moyenne). Mais l’ajustement avec IPO donne +0,11°C, un chiffre beaucoup plus proche des observations. Cela signifie que l’ajustement avec l’IPO explique 71% de l’écart entre les modèles et les observations.

Sur la période chaude 1971–1995, les observations de 0,19°C par décade sont également plus proches de la valeur ajustée par l’IPO (+0,17°C) que celle calculée par les modèles (+0,11°C en moyenne). L’IPO explique 75% de l’écart entre les modèles et les observations.

Lors du “grand hiatus” 1941-1971, l’ajustement IPO donne -0,06°C par décade, moins que les  modèles (-0,01°C) mais plus  que les observations (-0,03°C). Pour la période 1995-2013, les observations ont été de 0,14°C par décade alors que les modèles prévoyaient +0,25°C. L’ajustement IPO donne cependant un chiffre plus proche de la réalité avec +0,22°C en moyenne (la fourchette est de +0,17°C à +0,26°C). L’ajustement IPO ne représente dans cette phase “froide” que 27% de l’écart entre modèles et relevés instrumentaux. Des résultats similaires sont trouvés pour la période 2000-2013.

D’autres facteurs que les oscillations du Pacifique ont donc dû jouer dans la pause climatique des années 2000, selon Meehl et al. Les auteurs de l’étude citent parmi les principaux suspects les éruptions volcaniques d’intensité moyenne au début du 21è siècle, qui auraient davantage joué qu’on ne le pensait (ce qui a été suggéré dans d’autres études), les oscillations de l’Atlantique (AMO notamment). Autre élément, la tendance de fond au réchauffement ferait que la contribution de l’IPO à un ralentissement éventuel se réduira fatalement à l’avenir.

Une étude récente du Met Officepubliée dans la revue Nature Climate Change, suggérait que le ralentissement pouvait avoir été causé principalement par les variations régionales dans la libération d’aérosols liés aux activités humaines, en particulier en provenance de Chine. Les auteurs pensaient avoir découvert un mécanisme par lequel les aérosols modifieraient la circulation atmosphérique elle-même.

Epaisseur optique des aérosols 2007-2011. Sources : Modis/GSFC NASA.

Quoi qu’il en soit, la phase froide de l’IPO est semble-il derrière nous. Outre le fait qu’elle a été marqué par de nouveaux records de chaleur au niveau mondial malgré une configuration défavorable dans le Pacifique, nous sommes peut-être en train d’entrer dans une phase chaude de l’IPO. Les températures de surface de la mer devront encore le confirmer dans les années à venir mais des valeurs très élevées ont déjà été observées dernièrement.

Comme au milieu des années 70, toutes les conditions semblent aujourd’hui réunies pour une évolution positive de l’IPO, d’après une récente étude déjà signée par Gerald Meehl. Tout d’abord, depuis le début des années 2000, il y a eu un réchauffement de l’ouest du pacifique tropical, une condition suspectée être à l’origine des transitions de l’IPO. Ensuite, on vient d’enregistrer un gros phénomène El Niño, la deuxième condition pour provoquer un changement de phase. El Niño 2015-16 est comparable à celui de 1997-98, et donc l’un des plus importants jamais observés depuis l’ère instrumentale. On verra dans les prochains mois si La Niña vient contrarier ces pronostics.

La prévision pour 2015-2019 montre une phase positive de l’IPO avec des températures au-dessus des normales dans l’est du Pacifique, s’étendant vers le nord-est. Une situation donc à l’opposée de celle observée dans les années 1998-2012. Sur la période 2013-2022, les scientifiques prévoient un réchauffement moyen de +0,22°C par décennie, trois fois plus que le rythme de +0,08°C observé entre 2001-2014. La fourchette haute des périodes d’IPO positive peut amener un réchauffement de plus +0,30°C par décennie, selon les chercheurs.

JOHAN LORCK