Maraîchage en Côte d’Ivoire: Une mécanisation écologique

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire prône une agriculture mécanisé sur des surfaces de plus en plus grande s’accompagnant de l’utilisation d’outils comme les charrues et outils rotatifs. Ces outils permettant de labourer  et de préparer le sol pour faire des semis et des plantations.

L’utilisation répété de ces outils, provoquent au fil du temps une destruction de la structure du sol et des phénomènes d’érosions des sols à cause du lessivage occasionné.  Ces cas sont très connu en occident. En effet,  on constate la mort des sols et la pollution des eaux. Dans un moindre cas, s’agissant des terres cultivées depuis quelques années de façon mécanisé, la charrue  et les outils rotatifs retournent la terre en renversant les horizons du sols détruisant la micro faune et créant une compaction. Cette compaction ne permettant pas une bonne circulation de l’air et de l’eau dans le sol.

Ce qui est recommandé, c’est apprendre à les utiliser en rapport avec la qualité du moment des sols, privilégier les outils à dents et apprendre à améliorer les sol. Pour l’amélioration des sols, il existe plusieurs techniques telle que le travail en planche permanentele travail sur petite surfacele travail minime du sol. Ces différentes techniques conviennent à l’agriculture paysanne, permettant de s’installer en maraîchage biologique avec de faibles investissements.

La mécanisation biologique doit être un objectif à atteindre pour entretenir les sols et pérenniser notre agriculture

Stenka SAMIR

L’agriculture écologiquement intensive

L’intensification écologique, ou agriculture écologiquement intensive, permet d’augmenter le rendement agricole en limitant les intrants. Explications.

Principe de l’agriculture écologiquement intensive

Ce concept a été développé par le centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) pour les pays du sud, où une bonne partie des agricultures ont du mal à subvenir à leurs besoins. L’intensification dont on parle traditionnellement en agriculture consiste à augmenter la quantité de travail et de capital. Ici, il s’agit d’augmenter la production agricole via le nombre de fonctions écologiques. Le but de l’intensification écologique est donc d’utiliser au mieux les services écosystémiques fournis par les systèmes présents sur l’exploitation.

L’intensification écologique en exemples

L’intensification de l’agriculture écologique peut passer par de nombreuses méthodes. On peut citer :

la fixation de l’azote dans le sol par les légumineuses, qui est alors disponible pour la culture suivante. Ceci permet de diminuer la quantité d’engrais azotés à apporter au système ;la mise en place de ruches qui favorise le retour ou le maintien de colonies d’abeilles, ce qui augmente le rendement des végétaux ;l’utilisation de plants résistants à la sécheresse permet de diminuer la quantité d’eau nécessaire à l’exploitation ;l’association de cultures et d’élevages au sein de la même ferme engendre des économies au niveau des engrais, ceux-ci étant remplacés par du fumier. Le labour peut également être fait par le bétail, ce qui diminue la quantité d’énergie fossile nécessaire ;l’utilisation d’insectes luttant contre les parasites des cultures, ce qui favorise la diminution de la quantité de pesticides employés.

Conclusion

L’agriculture écologiquement intensive, ou agriculture de conservation, semblable à l’agriculture intégrée, permet à des personnes de cultiver un sol pauvre, ou de limiter les dettes et la dépendance liées à l’achat d’intrants.

Pour aller plus loin:

la page du CIRAD sur l’agriculture écologiquement intensivel’intensification écologique de l’agriculture : voie et défis

La réduction de la production pétrolière mondial de 1.8 millions de bpd sera effective en février

 jeudi, 26 janvier 2017

(Agence Ecofin)  L’organisation des pays producteurs et exportateurs de pétroles (OPEP) et 11 autres pays non-membres devraient parvenir à atteindre l’objectif de réduction de la production mondiale de 1,8 million de barils par jour (bpd) dès le mois de février.

C’est ce qu’a révélé Noureddine Boutarfa (photo), ministre algérien de l’énergie, qui résumait les conclusions d’une rencontre du comité ministeriel de surveillance de cet accord la semaine dernière.

Le dirigeant a rappelé que 1,5 million de bpd avaient déjà été retranchés à la production mondiale afin de rééquilibrer les cours de l’or noir, suite à l’accord conclu par les différentes parties en fin d’année dernière. «La prochaine réunion du comité de monitoring et de surveillance se tiendra autour du 20-25 mars au Koweït. Elle examinera le niveau d’application de l’accord par tous les pays concernés» a déclaré, optimiste, le ministre.

Si ces déclarations s’avéraient confirmées par les faits, la réduction de la production mondiale d’or noir constituerait une victoire pour l’Opep généralement connu pour ses dissensions internes qui minent son action. Cette opération n’aurait cependant pas été possible sans l’accord de pays non-membres qui se sont engagés à réduire leur production d’environ 600 000 bpd.

Rappelons que le secteur pétrolier traverse depuis le second semestre 2014 une crise avec la chute des cours de l’or noir. Les analystes suivent avec attention la remontée des prix amorcée en fin d’année dernière mais peu peuvent prédire l’évolution de la courbe tant les facteurs internes et externes menacent ce mouvement haussier.

Aaron Akinocho

Vers le développement d’un agropole pour transformer l’agriculture ivoirienne

La Banque africaine de développement (BAD) appuiera le Projet de Pôle agro-Industriel dans la région du Bélier en Côte d’Ivoire avec deux prêts et un don d’un montant total de 67 milliards FCFA approuvés par son Conseil d’administration le 25 janvier 2017 à Abidjan.

Le projet vise à contribuer à l’émergence d’un pôle agro-industriel dans la région du Bélier à travers une dynamisation des filières agricoles porteuses (riz, maïs, manioc, légumes, porcine et poisson) et une implication accrue du secteur privé, des jeunes et des femmes, pour assurer de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au pays.

« Le projet ambitionne d’assoir les conditions préalables à l’émergence d’un pôle agro-industriel au centre du pays, comme premier agropole pour transformer et moderniser l’agriculture ivoirienne, » a affirmé M. Janvier Litse, Directeur Général, Région Ouest.

Il concerne la Région administrative du Bélier et le District autonome de Yamoussoukro, une zone jadis prospère, qui connait un déclin économique depuis trois décennies, malgré le potentiel important dont elle dispose.

Située à environ 200 km au Nord d’Abidjan, la zone du projet abrite environ 702.000 habitants et couvre une superficie de 11.695 km2, avec une densité moyenne de 60 habitants/km2. Deux personnes sur trois de la Région vit avec moins d’un dollar par jour (le taux de pauvreté y est de 61,8% contre 46,3% au niveau national).

L’intervention se justifie non seulement par le niveau de pauvreté élevé mais aussi par la nécessité de redynamiser la Région autour de la capitale administrative qui était jadis prospère, et qui subit actuellement un déclin économique, notamment en raison de l’insuffisance d’investissements, lié à la crise socio-politique des années 2000.

Il s’agit donc d’une intervention urgente pour contribuer à l’émergence d’un pôle de développement pour exploiter le fort potentiel de la zone et répondre aux attentes et aux besoins pressants exprimés par les jeunes et des femmes.

Le projet comportera trois composantes : (i) Restauration du capital productif ; (ii) Développement des chaines de valeur ; et (iii) Gestion du projet. La première vise à doter la région d’infrastructures clés pour permettre le développement des activités agricoles et agro-industrielles.

La seconde composante ambitionne d’appuyer l’ensemble des acteurs pour qu’ils puissent évoluer de manière dynamique autour des chaines de valeur, dans un environnement plus intégrateur et inclusif. La dernière composante vise à assurer la gestion du projet, selon le calendrier fixé, et à travers des dispositifs d’exécution et de suivi performants.

Le projet cadre avec le Plan National de Développement (PND 2016-2020) du pays, le Document de Stratégie Pays de  la Côte d’Ivoire (2013-2017), et avec 4 priorités stratégiques de la Banque (High5 s) – Eclairer l’Afrique ; Nourrir l’Afrique; Industrialiser l’Afrique ; et Améliorer les conditions de vie des africains.

Le projet bénéficiera à 461.600 personnes (64% des habitants de la zone) dont 112.000 personnes d’une manière directe, 800 jeunes diplômés et 200 PME (dont 50 dans la transformation des produits). Il bénéficiera à environ 230.000 femmes dont 4.300 productrices, 400 jeunes filles et 25 transformatrices et commerçantes. La production additionnelle est estimée à 465.000 tonnes par an. Le projet bénéficiera au total à environ 112.000 personnes d’une manière directe dont 107.000 devraient  sortir du seuil de pauvreté. 

Finalement, le projet permettra d’accroitre le taux de transformation actuel des produits agricoles de 51% à environ 85%. Il créera l’équivalent d’environ 19.000 emplois permanents.

D’un coût total de 81 milliards FCFA, le projet sera financé par un prêt BAD à hauteur de FCFA 42,2 milliards, un prêt FAD de 21,8 milliards FCFA, un don FAD de FCFA 2,8 milliards (soit un total à la charge de la Banque de 67 milliards de FCFA), et par le Gouvernement et les bénéficiaires à hauteur de FCFA 14 milliards.

Roses : Attention aux substances chimiques

Si vous souhaitez offrir des roses à votre chère et tendre pour la Saint-Valentin, réfléchissez-y à deux fois. La revue 60 millions de consommateurs révèle une enquête édifiante : la majorité des bouquets contiennent des pesticides. 

16 millions de roses vendues chaque année en France / Crédit Photo : Schindler/living4media/StudioX

En France, 16 millions de bouquets sont achetés chaque année. Mais elles s’avèrent toxiques pour notre santé et pour l’environnement. La revue 60 millions de consommateurs a mené une enquête sur des bouquet de 10 grandes enseignes. Les conclusions de leurs études sont sans appel : 49 molécules nocives détectées ! Chlorothalonil, acétamipride, méthamidophos affluent sur les pétales des fleurs les plus vendues à la Saint-Valentin.

Cocktail chimique

En tête du palmarès, le bouquet Au nom de la rose réuni 25 traitements. Dont 9 pesticides proscrites en France. Les marques Happy, Le jardin des fleurs et Monceau fleurs comptent 15 substances illicites. Le bouquet vendu par Aquarelle est le meilleur élève avec 2 pesticides autorisées en France et le dodémorphe interdit (utilisé pour lutter contre les champignons qui s’attaque aux feuilles de l’arbuste).

Les roses commercialisées sur notre territoire proviennent principalement du Kenya, de l’Éthiopie et de l’Équateur. La réglementation au moment du transit de ces fleurs vers la France, laisse à désirer. Le Ministère de l’Agriculture et la Répression des fraudes ne contrôlent pas les fleurs coupées non consommables. La solution serait de produire des roses en France, mais la culture des roses décroît.

Héloïse Cerutti

 

Les colorants alimentaires alimentaires naturels

La demande de colorant alimentaire naturel est en accroissement de 10-15 % annuel. Ces dernières années, les marchés d’additifs alimentaires ont connu une forte croissance. Des statistiques récentes indiquent que le marché mondial des colorants alimentaires est estimé à environ 20 milliards de dollars, et que le taux de croissance annuelle est d’environ 10%. Les États-Unis (5 milliards de dollars), l’Europe (7 milliards de dollars) et le Japon (2 milliards de dollars) sont les marchés les plus importants dans le monde.

Dans les pays envoie de développement, le montant total en valeur de production annuelle est seulement de 4 milliards de dollars. En revanche, nous y observons, une croissance extrèmement en pleine expansion. Le marché global atteindre 1,6 milliard dollars US d’ici le milieu de la prochaine décennie – en hausse de 10% par rapport aux niveaux actuels. (2010).

Voici quelque type de colorants :

Les Colorants naturels :

Chlorophylles,AnthocyanesMyoglobine (viande) naturellement présents ou ajoutés (additifs) (limite ingrédients additifs).Jus de betterave rouge, jus de sureau (ingrédients).Extrait de Tagetes erecta, de paprika (additifs)

Les Colorants “naturels de synthèse”

Carotène (additifs)Colorants naturels modifiésChlorophylline cuivrique (additifs)

Les Colorants artificiel :

Tartrazine (E 102]Ponceau 4R

Usage mondiale des colorants alimentaires :

Nous constations 40.000 à 50. 000 tonnes. L’Europe représente 36% du marché mondial des colorants alimentaires, suivie par les États-Unis (28%), le Japon (10%), la Chine (8%), et 18% des économies développés comme Canada et Australie, et marchés émergents comme le marché Indien et le marché Brésilien.Le marché de l’union européenne pour les couleurs naturelles. Elles ont été estimées à 100 millions d’euros en 2008, qui comprend 30% des couleurs du marché total des États-Unis. Le marché des colorants alimentaires naturels augmente d’environ 10% par an.

Garantir la sécurité alimentaire « L’alimentation est de plus en plus mondialisée et de plus en plus chimique. La présence d’antioxydants et autres agents conservateurs sont un « plus » du point de vue de la sécurité alimentaire », commente André Cominoli, chimiste cantonal

De nos jours les colorants naturels sont de plus en plus présents dans les produits du quotidien. Aujourd‘hui les colorants représentent 20% du marché total des colorants. Le marché est donc estimé à 650 millions de dollar. Pour vous donner quelque chiffre nous retrouvons, L’alcool et les boissons 29% les boissons animale, les bonbons 13%, Les autres 12%, Sweet rose 9%, Produits de boulangerie 9% sont avec des colorants naturels.

By nicolas