La population Américaine divisée sur le réchauffement climatique

Les terriens sont de plus en plus amenés à constater les effets du réchauffement climatique à cause de l’augmentation de la sécheresse notamment dans le désert de Gobi en Chine dont la superficie augmente d’année en année mais également de l’aridité croissante des régions moyenneorientales et sub-sahariennes. Toutefois, cette prise de conscience logique en Europe de l’Ouest l’est beaucoup moins aux États-Unis, principal émetteur de gaz à effet de serre dans le monde.

La population américaine divisée sur le réchauffement climatique

L’existence reconnue du réchauffement climatique… en 2015

Chose qui peut sembler incroyable en Europe et encore plus en France, une proportion importante d’américains se questionnent sur l’existence du dérèglement climatique. Preuve de cette interrogation, les sénateurs ont adopté une disposition en 2015 visant à admettre que « le changement climatique est réel et n’est pas un canular ».

Les sénateurs républicains n’ont pas voulu admettre que ce dernier était dû à l’action de l’homme sur la nature. Cette proposition a été rejeté par 50 voix contre 49 avait un rejet massif de la part des républicains

Un doute profitant aux entreprises pétrolières

Preuve du doute ambiant, les chaines de télévision américaines telles FoxNews ou encore ABC et NBC font également des débats pour savoir d’une part si le réchauffement climatique existe réellement.

Cette défiance envers la réalité est due à l’essor économique procuré par l’exploitation des ressources naturelles pour de grandes entreprises américaines. Ces dernières financent des campagnes de crypto-experts arguant que le réchauffement climatique est tout à fait normal et est lié au passage d’une ère géologique glaciaire à une ère solaire.

A l’image de la stratégie des industries du pétrole, l’important pour ces organisations est de créer un doute dans la tête des citoyens mais aussi des décideurs politiques afin que ces derniers n’agissent pas à court terme contre le réchauffement climatique et les laissent profiter de l’exploitation des ressources naturelles.

Une prise de conscience nécessaire

Face à ces discours, les pouvoirs publics se doivent d’être très vigilant. Ils doivent trouver des solutions pour rendre inaudible ces discours fallacieux servant seulement les grandes industries pétrolières ou gazières cherchant à faire du profit au prix de milliers de vies.

Punir le “négationnisme climatique”

Pour ce faire, les pouvoirs publics européens pourraient s’inspirer d’une loi française qui existe également dans d’autres pays d’Europe, la loi numéro 90-615 du 13 juillet 1990 aussi appelé loi Gayssot. Cette dernière a permis, par son article 9, la mise en place d’ un arsenal juridique punissant les personnes qui conteste l’existence des crimes contre l’humanité tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg.

L’exemple de cette loi devrait servir le législateur européen pour mettre en oeuvre une réglementation visant à réprimer tout propos niant le dérèglement climatique et minimisant les actions de l’homme sur celui-ci.

Une visibilité accrue pour les groupes d’experts indépendants sur le climat

A contrario, les enquêtes du Groupe d’Experts Indépendants sur le Climat (GIEC) se doivent d’être mieux médiatisées afin que la population prenne conscience des conséquences du dérèglement climatique. Tout d’abord, ces groupes pourraient disposer d’un espace médiatique plus important pour expliquer leur principal constat.

Pour ce faire, à l’image de l’ensemble des rubriques télévisuelles ou audiovisuelles crées au moment de la COP21, le GIEC  devrait avoir un espace médiatique plus grand afin d’expliquer ses constats et d’exposer les solutions visant à limiter le réchauffement et le dérèglement climatique.

Cette prise de conscience collective est la pierre angulaire d’une nouvelle vision du monde et de nouveaux produits et procédé plus respectueux de l’environnement

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Remise en cause du CO2 dans le changement climatique

L’hypothèse que l’augmentation de la présence de CO2 dans l’atmosphère  impacte directement le phénomène de réchauffement climatique, observé depuis quelques décennies, est devenue au fil du temps un élément de dogme que l’on critique à ses risques et périls. Mais une toute récente étude parue dans GeoResJ et reprise sur le site Phys.org (1), conduite par la biologiste Jennifer Marohasy et l’informaticien John Abbot, remet en cause cette hypothèse à travers des simulations basées sur des observations de températures remontant à 2000 ans, et en faisant abstraction de l’effet de GES attribué au CO2.

Cette étude a pour résultat que le réchauffement observé se retrouve dans la simulation, sans nécessité d’augmentation de CO2 et donc – et c’est là où ça peut faire mal politiquement autant que scientifiquement – sans faire intervenir le facteur humain.

Le point de départ de ce travail est, pour les auteurs, que la réalité de la capacité d’absorption thermique du CO2 dans l’atmosphère – résultant dans l’effet de serre – est mal établie, les travaux de base datant d’un siècle. Ils décidèrent alors de reprendre un outil déjà utilisé pour prédire la pluviométrie en Australie, basé sur un système neuronal (sur le même principe par exemple que AlphaGo, l’ordinateur ayant récemment battu le champion du monde de Go), capable d’apprendre et de générer des prédictions fiables. Ils firent une collecte de données de température basées sur des marqueurs naturels tels les anneaux des arbres, des carottages de coraux, etc.. sur une période de 2000 ans et nourrirent le système générant des prévisions de température, qu’il affine au fur et à mesure qu’il reçoit de nouvelles données. Sans qu’il soit fait mention du taux de CO2.

Le résultat est que le système génère une élévation des températures similaire à celle effectivement observée, donc sans CO2. D’où la conclusion que même si on ne peut entièrement faire abstraction d’un possible effet CO2, il est tout à fait marginal et donc invalide fortement l’hypothèse du réchauffement climatique lié à la production humaine de CO2.

Les auteurs notent également qu’il a existé par le passé une séquence climatique similaire à celle que nous connaissons actuellement, la période chaude médiévale entre 986 et 1234 à peu près, avec des températures similaires aux nôtres. Et qui se sont rétablies “toutes seules”, ce qui devrait aussi se passer dans notre cas – le modèle ayant prédit que la température moyenne devait commencer à baisser à partir de 1980.

Si cette étude est globalement correcte, reste à savoir si la réalité de l’augmentation du CO2 de par l’activité humaine n’aurait pas néanmoins un effet de renforcement et /ou de prolongement d’un phénomène par ailleurs naturel. En effet même si on s’accorde en général pour dire que la hausse des température a été moins forte que prévue au cours de la dernière décennie, voire stabilisée, le consensus actuel plaide nettement en faveur d’une reprise de la hausse plutôt que refroidissement. En tout cas dans le camp orthodoxe des “carbonistes”, car les avis diffèrent dans le camp des observateurs du soleil. Ici, on estime qu’il existe une corrélation entre la baisse de l’activité solaire et le refroidissement climatique. Qu’il existe un effet semble acquis, mais son importance sans doute relativement faible si l’on en croit cette récente étude comparative sur la séquence froide dite Minimum de Maunder (2).

Il reste clair qu’indépendamment de la cause réelle du phénomène de réchauffement climatique, la pollution au sens large lié à l’activité humaine est un fléau contre lequel il faut lutter. Mais on ne luttera pas efficacement contre ce type de problème si on se trompe de priorité.

 

Notes:

(1) https://phys.org/news/2017-08-pair-global-natural.html

(2) https://www.pik-potsdam.de/news/press-releases/archive/2011/study-on-the-little-ice-age-low-solar-activity-just-marginally-cools-the-climate

Des océans pas si chaud il y a100 millions d’années

D’après une nouvelle étude, les températures passées des océans ont peut-être été surestimées par rapport aux températures récentes. La méthode utilisée pour remonter 100 millions d’années en arrière serait basée sur une erreur. Les températures de l’océan pourraient en fait avoir été relativement stables depuis le Crétacé supérieur, faisant du réchauffement global actuel “un évènement potentiellement sans précédent ces 100 derniers millions d’années”.

L’analyse des foraminifères benthiques, ces micro-organismes retrouvés au fond de l’océan, peut-elle encore nous servir de thermomètre par procuration pour quantifier les températures d’époques très reculées ? Des chercheurs ont découvert des processus imperceptibles qui peuvent modifier ces proxies pendant l’enfouissement des sédiments.

Jusqu’à présent, l’enregistrement isotopique continu des foraminifères benthiques au cours des 115 derniers millions d’années était supposé nous apporter de précieuses informations. L’océan profond du Crétacé aurait été très chaud puis s’est continuellement refroidi d’environ 15°C. Cette estimation vient d’être remise en cause. Les températures de l’océan profond et de la surface de la mer des hautes latitudes auraient en réalité été plus stables durant toute cette période. Plus proche de la nôtre donc. C’est la conclusiond’une étude menée entre la France (CNRS, Sorbonne Universités, Université de Strasbourg) et la Suisse (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, Université de Lausanne). Elle vient de paraître dans la revue Nature Communications.

On peut voir ci-dessous une reconstruction classique des températures de la planète Terre sur les 540 derniers millions d’années.  La courbe qui nous intéresse principalement ici est celle en vert qui montre les températures du Crétacé (ici 115-66 Ma) de la collection de mesures d’isotopes de l’oxygène de Friedrich et al (2012) sur les coquilles d’organismes marins microscopiques en eau profonde.

Température de la Terre depuis 540 millions d’années. Source : Wikimedia commons.

Selon les auteurs de l’étude, l’impact de certains processus aurait été négligé. La communauté scientifique base depuis plus de 50 ans ses estimations sur l’analyse des foraminifères, des fossiles de minuscules organismes marins. Ceux-ci sont récoltés dans des forages de sédiments, au fond des océans. Les foraminifères fabriquent une coquille calcaire appelée «test», dont la teneur en oxygène 18 dépend de la température de l’eau dans laquelle ils vivent. L’évolution de la température des océans au cours du temps a donc été déduite de la teneur en oxygène 18 des tests de foraminifères fossiles retrouvés dans les sédiments. Sur la base de cette analyse, la température de l’océan aurait baissé de 15 degrés ces 100 derniers millions d’années.

L’enregistrement isotopique a été interprété initialement comme indiquant des températures de surface de la mer relativement chaudes et des températures de surface tropicale relativement froides à la fin du Crétacé et au Paléogène. Or la nouvelle étude suggère que les gradients de température verticale et latitudinale des océans du Crétacé tardif et du Paléogène n’étaient probablement pas très différents des gradients actuels.

Ces estimations supposent la stabilité de la teneur en oxygène 18 des tests des foraminifères durant leur séjour sédimentaire. Rien ne le laissait croire jusqu’ici puisque cela n’est visible ni à l’œil nu ni au microscope.

Pour vérifier leur hypothèse, les auteurs de l’étude ont exposé ces minuscules organismes à de hautes températures dans une eau de mer artificielle ne contenant que de l’oxygène 18. Ils ont ensuite suivi l’incorporation d’oxygène 18 dans les coquilles calcaires à l’aide d’un NanoSIMS (Nanoscale secondary ion mass spectrometry), un instrument permettant de réaliser des analyses chimiques à très petite échelle. Les résultats obtenus montrent que la teneur en oxygène 18 des tests de foraminifères peut changer sans laisser de trace visible, remettant de fait en question la fiabilité des proxies. Si les fossiles n’ont pas été préservés, les paléo-températures estimées jusqu’ici ont donc été faussées, selon Sylvain Bernard, chercheur CNRS à l’Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie de Paris.

Image en microscopie électronique d’un test de foraminifère après 3 mois passés dans de l’eau à 300°C ne contenant que de l’oxygène 18 (haut) et cartographie du rapport 18O/16O d’une section de ce test montrant son enrichissement extrême en oxygène 18 (bas). Source : Actualités du CNRS-INSU.

Pour les chercheurs, plutôt qu’une diminution progressive de la température des océans ces 100 derniers millions d’années, c’est l’évolution de la teneur en oxygène 18 des tests des foraminifères fossiles qui aurait été mesurée. Celle-ci résulterait en réalité d’un rééquilibrage : lors du processus de sédimentation, en raison de l’augmentation de la température (de 20 à 30°C) lors de l’enfouissement des sédiments, les tests de foraminifères se rééquilibrent avec l’eau qui les entoure. A l’échelle de la dizaine de millions d’années, un tel phénomène a un impact non négligeable sur l’estimation des paléo-températures, en particulier pour les foraminifères ayant vécu dans des eaux froides.

Les résultats suggèrent qu’au lieu d’indiquer un refroidissement global de l’océan profond à la fin du Crétacé et au Paléogène, l’enregistrement isotopique des foraminifères benthiques reflète principalement une rééquilibration isotopique. En d’autres termes, les océans profonds du Crétacé et du Paléogène étaient probablement beaucoup plus froids qu’on ne le pense actuellement.

D’après un communiqué du CNRS, “les températures de l’océan pourraient être restées relativement stables depuis le Crétacé supérieur, contrairement à ce qui était pensé jusqu’à présent, faisant du réchauffement global actuel un évènement potentiellement sans précédent ces cents derniers millions d’années“.

Attention cependant, le rééquilibrage est un processus lent. Il a probablement eu peu d’impact sur les signaux à haute fréquence récents (<10 Ma), tels que les fluctuations glaciaires à interglaciaires.

L’analyse des foraminifères benthiques, a permis de reconstruire les changements de la concentration en ions carbonate sur des périodes moins lointaines que celle étudiée par la nouvelle étude du CNRS. On sait qu’une baisse de la concentration indique que davantage de CO2 a été capté par l’océan. Dans l’Atlantique profond, la concentration en ions carbonate a diminué  entre – 80 000 et – 65 000 ans, au coeur de la dernière glaciation. Cette baisse signifie que les réserves de carbone de l’Atlantique ont augmenté d’au moins 50 milliards de tonnes. Au même moment, la quantité de carbone dans l’atmosphère a diminué de 60 milliards de tonnes. Il n’est pas question ici de remettre en cause les fluctuations de températures liées au cycle du carbone.

Pour les auteurs de l’étude, il importe désormais de quantifier précisément ce rééquilibrage. Pour cela, il faudra travailler sur d’autres type d’organismes marins afin de bien comprendre ce qui s’est passé dans les sédiments au cours des temps géologiques. Les auteurs de l’article poursuivent déjà leurs travaux en ce sens.

Sources :

Bernard S., Daval D., Ackerer P., Pont S., Meibom A. Burial-induced oxygen-isotope re-equilibration of fossil foraminifera explains ocean paleotemperature paradoxesNature Communications

Communiqué de l’Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne.

Communiqué du CNRS.

La Birmanie récolte les champs des Rohingyas réfugiés au Bangladesh — World Vision

La B

Des travailleurs gouvernementaux vont assurer les récoltes sur les terres agricoles abandonnées en Birmanie par les Rohingyas, photographiés ici le 24 octobre 2017 au camp de réfugiés de Balukhali au Bangladesh / © AFP/Archives / Tauseef MUSTAFA La Birmanie a commencé samedi à récolter le riz sur les terres abandonnées en raison des violences dans […]

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L’agriculture Sénégalaise en progression selon le Ministre de l’agriculture

Le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Papa Abdoulaye Seck, a présidé la 3e revue conjointe du secteur agricole. Selon le ministre, le secteur agricole sénégalais est en train de progresser. Il s’exprimait ce jeudi, au Grand Théâtre de Dakar, lors de la cérémonie d’ouverture de la Revue conjointe du secteur agricole dont il […]

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Crise de la biodiversité : pourquoi cela nous concerne tous.

October 24, 2017

Le changement global que connaît notre planète est trop souvent associé aux seuls changements climatiques. Or il concerne aussi la biodiversité, avec ce processus appelé « crise de la 6ᵉ extinction ».

Ces crises de la biodiversitédésignent une période au cours de laquelle une grande partie des espèces vivantes est frappée d’extinction, à l’image de celle du Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d’années, qui vit disparaître les dinosaures.

Ces dernières décennies, de nombreuses espèces ont donc disparu ou ont été terriblement affectées au point d’être menacées de disparition. C’est ce que l’analyse des populations de 25 000 espèces de vertébrés a récemment établi.

Selon une autre étude, on apprend que l’Europe a perdu 421 millions individus d’oiseauxces trente dernières années ; de nombreuses espèces communes, comme les alouettes ou les mésanges, sont en fort déclin. Et ces derniers jours, la revue scientifique Plos One a fait beaucoup parler en publiant les résultats de travaux quantifiant pour la première fois le dramatique déclin des insectes volants sur le Vieux Continent.

Pour beaucoup, cette crise de la biodiversité demeure un évènement de moindre importance, dont les conséquences pour les humains resteraient purement éthiques ou patrimoniales. On trouve triste de voir décliner les populations d’éléphants, de baleines, d’oiseaux ou de grenouilles, mais ce n’est pas aussi grave que certains drames humains, comme les famines ou les exodes causés par le changement climatique. C’est ici une lourde erreur car perte de biodiversité et changement climatique sont intimement liés et ont ensemble des conséquences dramatiques pour l’humanité.

En Europe, les populations de mésanges connaissent un fort déclin. 

Une crise bien caractérisée et sans précédent

La 6e extinction de masse affecte pratiquement tous les milieux et toute la biodiversité. Elle s’explique par une multitude de facteurs, tous liés aux activités humaines : changement climatique, dévastation des milieux naturels due à l’agriculture industrielle, déforestation, exploitation minière, urbanisation effrénée, pollutions innombrables des pesticides aux plastiques, en passant par les apports azotés excessifs et la pollution lumineuse. Il apparaît bien difficile d’agir de manière efficace en se limitant à une seule de ces causes.

Cette crise est d’autre part incroyablement rapide. Son appellation, en référence aux extinctions de masse passées, peut être trompeuse de ce point de vue : elle va en effet mille fois plus vite que les précédentes et nous affectera directement à l’échelle de notre vie d’adulte.

Ce sont tous les seuils de stabilité des cycles terrestres qui sont aujourd’hui affectés ; une situation pouvant conduire à des changements de biodiversité très forts et très rapides.

Des réseaux d’interactions essentiels

La biodiversité ne se résume pas à des listes d’espèces peuplant des milieux spécifiques. Chaque espèce dépend de beaucoup d’autres du fait de leurs interactions, au travers de relations de consommation, de prédation, de parasitisme, de mutualisme, ou de commensalisme.

Introduisez, comme ce fut le cas en Australie il y a quelques décennies, des bovins en oubliant d’introduire les insectes coléoptères bousiers coprophagesassociés et ce sont les prairies qui dépérissent d’être littéralement recouvertes de bouses.

Laissez-vous envahir par un charançon exotique et 10 000 palmiers meurent sur la Côte d’Azur en moins de 10 ans. Supprimez un tiers des abeilles sauvages en France et la pollinisation de 80 % des plantes, y compris celles de nombre de nos cultures, sera gravement affectée.

C’est une évidence absolue que la perte d’espèces en proportions considérables (selon les groupes d’organismes, de 10 à 40 % dans les 50 prochaines années) aura des effets écologiques très forts et des conséquences immédiates sur notre vie quotidienne.

Les réseaux d’interactions entre espèces au sein des écosystèmes sont incroyablement complexes etleur modélisation reste un problème scientifique de longue haleine. Le nombre d’espèces intervenant au sein de ces réseaux naturels est considérable : la faune française compte par exemple pas moins de 90 000 espèces d’insectes dont les rôles écologiques sont souvent primordiaux.

Toutes les espèces comptent

Une autre idée reçue nuit à l’appréhension des effets de cette crise de la biodiversité : les écosystèmes ne sont pas uniquement régis par quelques espèces abondantes et communes dont il serait plus facile de préserver l’existence. Les espèces rares – et précisément plus fragiles du fait de leur rareté – assument souvent des rôles écologiques majeurs malgré leur faible importance numérique. Leur disparition ne passera ainsi pas inaperçue au plan fonctionnel.

Un bilan publié en 2013 – prenant en compte différents types d’écosystèmes et plusieurs milliers d’espèces – a montré que des fonctions originales et importantes sont ainsi fréquemment tenues par des espèces rares.

Il est souvent difficile de faire comprendre ce type de résultats peu compatibles avec notre vision dominante de l’ingénierie agronomique, dans laquelle l’homme pense pouvoir gérer durablement des systèmes simplifiés, notamment agricoles ou forestiers, avec un interventionnisme permanent.

L’étude cite ainsi l’exemple d’une petite plante (saxifrage) des milieux alpins européens, assez rare et très discrète. Cette dernière permet aux pollinisateurs de se maintenir sur des affleurements rocheux inhospitaliers. En maintenant ces pollinisateurs naturels et leurs espèces associées, on évite une cascade d’interventions coûteuses, polluantes et peu pérennes.

Une synthèse récente a examiné environ 2 000 études scientifiques à propos des relations entre biodiversité et sociétés humaines. Elle a permis de montrer que les pertes de biodiversité aboutissent toujours à des diminutions importantes de services écosystémiques, comme la décomposition, les cycles de la matière, l’assainissement des eaux, la régulation climatique ou la pollinisation.

Perte de biodiversité et dégradation du climat

On souligne souvent cet enchaînement fatal des causalités : émissions/perturbations humaines conduisant au changement climatique provoquant une perte de biodiversité, cette dernière causant elle-même des dommages aux sociétés humaines.

Mais cela fait abstraction d’une boucle de rétroaction extrêmement importante et trop peu mentionnée : celles de la biodiversité sur le climat.

Or, envisager la planète comme un système purement physique et minéral dans lequel la biodiversité est hébergée – n’assurant pas elle-même de rétroaction fonctionnelle ou régulatrice sur celui-ci – est une représentation complètement erronée de la réalité.

La couverture végétale et le sol assument, par exemple, un rôle crucial de régulation climatique directe, outre le stockage et le recyclage du carbone. La déforestation entraîne ainsi la disparition locale définitive des nuages et des pluies. La composante biologique des océans (notamment le plancton) absorbe également une quantité de carbone considérable : on rappellera ainsi que plus d’un quart du CO2 émis par les activités humaines est absorbé par les océans.

Les synthèses citées ici ont montré que les pertes de biodiversité conduisaient à de fortes baisses de performances dans les écosystèmes, jusqu’à hauteur de 10 à 15 % de leur productivité.

Une couverture végétale terrestre ou des peuplements planctoniques marins, tous appauvris ou profondément déséquilibrés, n’assureront pas en effet leurs fonctions régulatrices avec la même efficacité. Sans compter que d’énormes surfaces de cette couverture végétale – comme les forêts tropicales – continuent à être rapidement dévastées.

La crise de la 6e extinction n’est pas qu’une préoccupation pour les défenseurs des droits des animaux ; elle nous concerne tous. Au-delà des aspects éthiques évidents d’une telle catastrophe, les conséquences dans notre vie quotidienne seront importantes et sans aucun doute profondément négatives.
http://The conversation.fr

Maraîchage en Côte d’Ivoire: Une mécanisation écologique

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire prône une agriculture mécanisé sur des surfaces de plus en plus grande s’accompagnant de l’utilisation d’outils comme les charrues et outils rotatifs. Ces outils permettant de labourer  et de préparer le sol pour faire des semis et des plantations.

L’utilisation répété de ces outils, provoquent au fil du temps une destruction de la structure du sol et des phénomènes d’érosions des sols à cause du lessivage occasionné.  Ces cas sont très connu en occident. En effet,  on constate la mort des sols et la pollution des eaux. Dans un moindre cas, s’agissant des terres cultivées depuis quelques années de façon mécanisé, la charrue  et les outils rotatifs retournent la terre en renversant les horizons du sols détruisant la micro faune et créant une compaction. Cette compaction ne permettant pas une bonne circulation de l’air et de l’eau dans le sol.

Ce qui est recommandé, c’est apprendre à les utiliser en rapport avec la qualité du moment des sols, privilégier les outils à dents et apprendre à améliorer les sol. Pour l’amélioration des sols, il existe plusieurs techniques telle que le travail en planche permanentele travail sur petite surfacele travail minime du sol. Ces différentes techniques conviennent à l’agriculture paysanne, permettant de s’installer en maraîchage biologique avec de faibles investissements.

La mécanisation biologique doit être un objectif à atteindre pour entretenir les sols et pérenniser notre agriculture

Stenka SAMIR